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Séminaire international du Labex Futurs urbains co-organisé par le Lab’Urba, le LVMT, l’Université HafenCity de Hambourg avec le soutien de l’ENS de Lyon
Penser l'urbain par l'image / Mit Bildern das Urbane denken
Pratiques de collaborations entre chercheurs et « producteurs d'images » dans les études urbaines Praktiken der Zusammenarbeit zwischen ForscherInnen und BildproduzentInnen in der Stadtforschung Projet scientifique 2014-2015
Responsables scientifiques :
- Dr. Florine Ballif, Dr. Cécile Cuny, Prof. Dr. Alexa Färber et Dr. Anne Jarrigeon
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Aux États-Unis, l'usage de l'image comme pratique d'enquête s'est imposé depuis plusieurs décennies en anthropologie sociale, en histoire et en psychologie (Bateson, Mead, 1942 ; Collier, Collier, 1967 ; Edwards, 1992). En France, on assiste à un découplage entre le film, dont la légitimité est bien assise en anthropologie, et la photographie, dont la diffusion, plus tardive, reste limitée à certaines disciplines des sciences sociales (Garrigues, 1991 ; Piette, 1992 ; Terrenoire, 1985 ; Conord, 2007). La légitimité scientifique accordée à l'image varie également d'une discipline à l'autre, à l'intérieur des sciences sociales. Alors que la sociologie visuelle ne dispose pas encore d'une reconnaissance institutionnelle en France ou en Allemagne, l'histoire de l'art joue un rôle moteur dans l'émergence et la constitution des « sciences de l'image » (Bildwissenschaften) comme champ académique autonome aux Etats-Unis et en Europe depuis les années 1970 (Bachmann-Medick, 2006 ; Belting, 2007 ; Boehm, 1994 ; Mitchell, 1994). L'enjeu du projet scientifique qui anime actuellement ce champ est de considérer l'image non plus seulement comme un
- bjet de recherche, mais de lui reconnaître une intelligence propre et un rôle dans le
façonnement des sociétés, dans un contexte où la théorie ne serait pas à la hauteur de la signification sociale et de l’omniprésence des images dans les sociétés contemporaines (Stiegler, 2008). L'hypothèse sous-jacente de ce projet consiste ainsi à prendre au sérieux le programme des « sciences de l'image », en explorant la façon dont les collaborations entre chercheurs et producteurs d'images (photographes, vidéastes, cinéastes, etc.) peuvent insuffler de nouvelles perspectives à la connaissance de la ville et de ses territoires, tout en renouvelant les débats méthodologiques et épistémologiques déjà bien engagés au sein de ce champ (Grosjean, Thibaud, 2001 ; Knowles, Sweetman, 2004 ; Jarrigeon, 2012, 2013 ; Cuny, Färber, Hägele, 2014 ; Conord, Cuny, 2014). Un précédent programme1, qui impliquait une partie des organisatrices et participantes du présent projet, a permis de réaliser un premier état des lieux des usages de la photographie dans la recherche urbaine, mettant en évidence l'existence de collaborations entre chercheurs et photographes des deux côtés du Rhin (Latour, Hermant, 1998 ; Bruns-Berentelg et al., 2010). Le présent projet visera ainsi à élargir cet état des lieux à des collaborations plus anciennes, impliquant d'autres producteurs d'images (cinéastes et vidéastes notamment), et à examiner de manière systématique le statut des « producteurs d'images » et leur rôle dans ces collaborations, ainsi que les effets des pratiques de collaboration sur la construction
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Photographier la ville : une nouvelle dimension de l'enquête ?, PFR du CIERA 2010-2011, sous la
direction de Cécile Cuny, Alexa Färber, Héloïse Nez et Hélène Steinmetz, dans le cadre d'un partenariat entre les UMR CRESPPA-CSU et LAVUE, l'Université HafenCity de Hambourg, l'ENS Ulm et la MSH Paris-Nord. .
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des objets de recherche, des dispositifs d'enquête, le format, le statut et les conditions de réception de leurs résultats (Färber 2013). Un second acquis du programme précédent concerne la réflexion menée à partir de corpus de photographies relevant du champ de l'art et mobilisés par des chercheurs en sciences sociales pour une analyse des pratiques et du changement urbains (Jarrigeon, 2010, 2012, 2013 ; Cuny, Färber, Hägele, 2014). Ces travaux ont en effet montré comment la capacité de la photographie à nous faire voir des images par- delà l'espace et le temps pouvait servir une construction/déconstruction visuelle, narrative et critique de la manière dont les transformations urbaines modèlent les mémoires et les imaginaires urbains. Dans ce projet, il s'agira donc aussi de mener une réflexion sur l'image comme modalité du discours scientifique, sur les emprunts réciproques entre sciences sociales et démarches artistiques et sur les pratiques de collaboration qui se développent à la frontière entre art et sciences sociales (Lessage, Busch, 2007 ; Bippus, 2009). Le programme est composé de trois manifestations dont l'enjeu est à la fois de structurer les échanges à l'intérieur du réseau et de garantir la diffusion de ses
- travaux. L'accent sera mis sur la confrontation des pratiques de collaboration
expérimentées des deux côtés du Rhin ; sur les échanges entre chercheurs confirmés et doctorants ; et sur la mise en évidence des questions méthodologiques et épistémologiques que soulèvent les collaborations entre chercheurs et producteurs d'images à l'intérieur du champ des études urbaines. 1/ La première journée d'étude, intitulée « Pratiques de collaborations entre chercheurs et producteurs d'images : expériences historiques et contemporaines » se déroulera les 13 et 14 février 2014. Elle sera consacrée à un premier tour d'horizon des pratiques de collaborations associant chercheurs et « producteurs d'images » dans le domaine des études urbaines. Ces pratiques seront confrontées de manières diachroniques à travers des cas historiques (Françoise Choay et Jean- Louis Bloch-Lainé) ; de manière synchronique à travers des cas associant plusieurs médiums. Ces pratiques seront analysées « in situ » et viseront à répondre aux questions suivantes : comment se structure le collectif de recherche ? Quel est le statut des différents collaborateurs, en particulier des « producteurs d'image » à l'intérieur du collectif ? Comment les images interviennent-elles dans la construction de l'objet de la recherche ? Comment le savoir scientifique est-il transposé d’un médium à l’autre ? Sous quels formats les résultats de la collaboration sont-ils publiés ? Quelles pratiques et savoir-faire la production de ces formats mettent-ils en
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jeu ? Quelle place et quel statut y tient l'image ? Comment les pratiques de collaboration évoluent-elles au fil de la collaboration ? 2/ La seconde journée d’étude aura pour thème « Entre art et sciences : des pratiques aux frontières » et aura lieu en juin 2014. De nombreux chercheurs prennent appui sur des œuvres artistiques ou des corpus d’images issus du champ de l’art pour penser le monde urbain passé et
- contemporain. Ces approches esthétiques nourrissent des analyses sur la forme
urbaine et ses transformations, sur l’expérience sensible des villes, ou encore sur les utopies urbaines. Nous avons exploré lors d’une journée d’étude récente l’influence des pratiques artistiques sur celles des chercheurs-producteurs d’image engagés dans la recherche urbaine2. Si certaines pratiques, notamment documentaires semblent très valorisées, d’autres plus expérimentales ou « plasticiennes » (Baqué, 1998) ont encore du mal à trouver des modes de légitimation scientifiques. Les artistes travaillant autour, sur, dans l’espace urbain trouvent quant à eux parfois une place et une scène d’exposition institutionnelle dans le cadre des projets d’aménagement. Ils participent à plus d’un titre à la dynamique des « villes créatives » (Vivant, 2009). Leurs engagements politiques et leurs modes d’action ne coïncident pas toujours avec les enjeux politiques et communicationnels à l’œuvre dans ce qui est présenté comme des collaborations. Enfin, certains artistes de par leur manière de travailler sur la ville et d’y intervenir, dans des cadres de commandes publiques ou non, convoquent parfois explicitement des catégories communes aux démarches scientifiques: ils évoquent par exemple leur « terrain d’étude », leur « recherche » et leurs « expérimentations ». Nous faisons l’hypothèse que ces usages ne sont pas seulement métaphoriques et sont révélateurs d'emprunts faits aux démarches scientifiques. L’enjeu de cette journée sera d’aborder ces différentes perspectives en questionnant des pratiques aux frontières : quand la recherche devient art, quand l’artiste devient chercheur- expérimentateur de l’urbain. Il s’agira de porter un regard sur l’art urbain, art public ou « art contextuel » (Ardenne, 2002) en privilégiant une approche méthodologique et une visée épistémologique centrée à la fois sur les modes de faire et d’interroger l’urbain, sur les temporalités en jeu et sur les dispositifs de
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Journée d’étude : « Circulations, références, emprunts : quelle (s) culture (s) visuelle (s) dans les études
urbaines? », Ballif B, Cuny C. et Jarrigeon A. org., le 19 mars 2012, Institut d’urbanisme de Paris.
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visualisation qui accompagnent ces démarches. Quelles postures et quelles réflexivités sont engagées ? Quel(s) monde(s) et quels processus urbains sont ainsi produits ? Par-delà les glissements vers ou depuis les « mondes de l’art » (Becker, 1982), en quoi les créativités artistiques et scientifiques peuvent-elle se rencontrer autour de cet objet, ce « bien commun » : la ville ? De quelle manière envisager des collaborations productives de savoirs renouvelés et partageables ? 3/ Un atelier expérimental, intitulé « Pratiques photographiques et filmiques à l'épreuve du terrain » se déroulera en octobre 2014 à Hambourg. Il réunira tous les participants au projet. Cet atelier aura pour but de confronter les pratiques de production d’images des participants et d’expérimenter différentes situations de collaboration sur un terrain commun. Il se déroulera en trois temps. Une première demi-journée sera consacrée à la découverte de la ville et à la réflexion sur les choix précis de terrains des participants. La journée suivante sera l’occasion de présenter les dispositifs photographiques et filmiques à tester, les attendus de ces tests et permettra de commencer les prises de vue et les tournages qui se poursuivront la journée suivante. Enfin, la dernière journée sera consacrée à la restitution et à la mise en débat publique de ces travaux. In den USA ist der Gebrauch von Bildern innerhalb von Untersuchungen der Sozialanthropologie, Geschichte und Psychologie schon seit Jahrzehnten selbstverständlich (Bateson, Mead, 1942; Collier, Collier, 1967; Edwards, 1992). In Frankreich stellt man eine Entkoppelung von Film und Fotografie fest: Film hat in der Anthropologie längst Legitimität erlangt. Fotografie, die sich hier erst später verbreitet hat, beschränkt sich noch immer auf einige Disziplinen der Sozialwissenschaften (Garrigues, 1991; Piette, 1992; Terrenoire, 1985 Conord, 2007). Die dem Bild zugesprochene wissenschaftliche Legitimität wird dabei auch innerhalb der einzelnen Disziplinen der Sozialwissenschaften unterschiedlich bewertet. Während die visuelle Soziologie in Frankreich und Deutschland noch immer keine institutionelle Anerkennung besitzt, spielt die Kunstgeschichte in den Vereinigten Staaten und Europa seit den 1970er Jahren eine Vorreiterrolle für das Entstehen der Bildwissenschaften und ihrer Konstituierung als eigenständigem akademischem Forschungsbereich (Bachmann-Medick, 2006; Belting, 2007; Boehm, 1994; Mitchell, 1994). In dem hier vorgeschlagenen wissenschaftlichen Projekt, das an diese immer noch aktuelle Auseinandersetzung anschließt, soll es darum gehen, das Bild nicht nur als Forschungsgegenstand zu sehen, sondern ihm eine eigene gesellschaftliche „Intelligenz“ und Rolle zuzuerkennen, die angesichts der gesellschaftlichen
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Bedeutung und Omnipräsenz der Bilder in den heutigen Gesellschaften von der Theorie noch immer nicht angemessen erklärt wird (Stiegler, 2008). Das Projekt geht grundsätzlich davon aus, dass das Programm der »Bildwissenschaft« ernst zu nehmen ist und beschäftigt sich deshalb damit, in welcher Form die Zusammenarbeit von ForscherInnen in den Sozialwissenschaften mit Professionellen der Bildproduktion (Fotografie, Video, Film etc.) neue Perspektiven für das Wissen über die Stadt und ihrer Territorien bringen kann. Aus der Perspektive der Stadtforschung schließt das Projekt an die oben genannten Debatten an, um diese am konkreten Feld der Stadtforschung weiter zu führen (Grosjean, Thibaud, 2001; Knowles, Sweetman, 2004; Jarrigeon, 2012, 2013; Cuny, Färber, Hägele, 2014; Conord, Cuny, 2014). Ein vorheriges Programm3, an dem einige Organisatorinnen und Teilnehmerinnen des gegenwärtigen Projekts beteiligt waren, ermöglichte eine erste Gesamtschau zum unterschiedlichen Gebrauch von Fotografien in der Stadtforschung. Dabei lag ein besonderer Akzent auf der Zusammenarbeit von ForscherInnen in den Sozialwissenschaften und professionellen FotografInnen in Frankreich und Deutschland gelegt wurde (Latour, Hermant, 1998; Bruns-Berentelg u.a., 2010). Ziel des gegenwärtigen Projekts ist es nun, unter Einbeziehung weiterer BildproduzentInnen (namentlich VideokünstlerInnen und CineastInnen) diese Gesamtschau auszuweiten und zu vertiefen. Darüber hinaus beschäftigen wir uns gezielt mit dem Status »der BildproduzentInnen« und ihrer Rolle innerhalb dieser Zusammenarbeit, sowie mit den Auswirkungen der Zusammenarbeit auf die Konstruktion der Forschungsgegenstände, der Untersuchungsverfahren, des Formats, des Status und der Rezeptionsbedingungen ihrer Ergebnisse (Färber 2013). Ausgehend von einem von SozialwissenschaftlerInnen aufgearbeitetem Korpus an Fotografien aus dem Bereich der Kunst konnte das vorhergehende Programm Überlegungen zur Analyse fotografischer Praktiken und städtischen Wandels anstoßen. (Jarrigeon, 2010, 2012, 2013; Cuny, Färber, Hägele, 2014). Diese Arbeiten bewiesen den Nutzen fotografischer Aufnahmen aus verschiedensten Räumen und Zeiten bei der visuellen, narrativen und kritischen Konstruktion/Dekonstruktion der Stadt, da sie zeigen, wie urbane Transformationen
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„Stadt fotografieren: Eine neue Forschungsdimension?“, PFR des CIERA 2010-2011, unter der Leitung von Cécile Cuny, Alexa Färber, Héloïse Nez und Hélène Steinmetz, im Rahmen einer Partnerschaft zwischen der UMR CRESPPA-CSU und LAVUE, der HafenCity Universität Hamburg, der ENS Ulm und der MSH Paris-Nord.
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Erinnerung und urbane Vorstellungswelten formen. In diesem Projekt sollen Überlegungen in drei Richtungen weiter geführt werden: das Bild als Element des Wissenschaftsdiskurses, die wechselseitigen Anleihen zwischen sozialwissenschaftlichen und künstlerischen Praktiken, und die Praktiken, die sich im Grenzbereich von Kunst und Sozialwissenschaften entwickeln (Lessage, Busch, 2007; Bippus, 2009). Das Programm besteht aus drei Veranstaltungen, deren Ziele sind: die Strukturierung des Austauschs innerhalb des Netzwerks und die Gewährleistung der Verbreitung seiner Arbeiten. Im Vordergrund steht die Gegenüberstellung erprobter Praktiken des Zusammenarbeitens beiderseits des Rheins; der Austausch zwischen arrivierten ForscherInnen und DoktorandInnen; das Herausarbeiten der epistemologischen und methodologischen Implikationen der Zusammenarbeit zwischen ForscherInnen und BildproduzentInnen für das Feld der Stadtforschung. 1/ Der erste Studientag »Praktiken der Zusammenarbeit von ForscherInnen und BildproduzentInnen: historische und gegenwärtige Erfahrungen« soll am 13. und 14. Februar 2014 stattfinden. Hier wird ein erster Überblick über die Praktiken der gemeinsamen Arbeit von ForscherInen und BildproduzentInnen im Bereich der Stadtforschung gegeben. Diese Praktiken werden anhand historischer Beispiele (Françoise Choay und Jean-Louis Bloch-Lainé) im diachronen Vergleich gegenübergestellt; im synchronen Vergleich anhand von Beispielen aus verschiedenen Medien. Diese Praktiken sollen »in situ« analysiert werden und auf folgende Fragen Antwort geben: Wie organisiert sich das Forschungskollektiv? Welchen Status haben die verschiedenen Professionen, insbesondere »die BildproduzentInnen« innerhalb des Kollektivs inne? Wie greifen die Bilder in die Konstruktion des Forschungsobjekts ein? Wie werden die wissenschaftlichen Inhalte von einem Medium ins andere übertragen? In welchen Formaten werden die Ergebnisse der Zusammenarbeit veröffentlicht? Welche Praktiken und welches Produktions-Knowhow dieser Formate bringen die einzelnen MitarbeiterInnen ins Spiel? Welchen Stellenwert und welchen Status hat darin das Bild? Wie ändert sich die Zusammenarbeit im Laufe eines gemeinsamen Projektes und hinsichtlich der unterschiedlichen Arbeitsformate (Forschung, Auswertung, Dokumentation, Publikation)? 2/ Der zweite Studientag »Zwischen Kunst und Wissenschaft: Praktiken im Grenzbereich« wird im Juni 2014 stattfinden. Zahlreiche ForscherInnen stützen sich auf künstlerische Werke oder Bilder aus dem Bereich der Kunst, um Vergangenheit und Gegenwart der urbanen Welt zu denken. Diese ästhetischen Ansätze fließen in die Analysen der Stadt und ihrer
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Transformationen, der sinnlichen Erfahrung der Städte oder auch urbaner Utopien
- ein. An einem der vergangenen Studientage (2012) beschäftigten wir uns mit den
Auswirkungen künstlerischer Praktiken auf jene der forschenden BildproduzentInnen in der Stadtforschung4. Manche, vor allem dokumentarische Praktiken, scheinen anerkannt zu sein. Hingegen haben es eher experimentelle oder »künstlerische« (Baqué, 1998) Praktiken immer noch schwer, wissenschaftlich legitimiert zu werden. Dagegen finden KünstlerInnen, die über den oder im urbanen Raum arbeiten, mitunter einen Arbeitszusammenhang und eine institutionelle Ausstellungsplattform im Rahmen städtebaulicher Projekte. Sie partizipieren in mehrfacher Hinsicht an der Dynamik der »kreativen Städte« (Vivant, 2009). Ihr politisches Engagement und ihre Arbeitsweise entsprechen dabei nicht immer den eigentlichen politischen und kommunikativen Absichten der Zusammenarbeit. Schließlich gibt es auch KünstlerInnen, die, sei es im Rahmen öffentlicher Aufträge
- der nicht, in ihren Arbeiten im städtischen Raum explizit wissenschaftliche Begriffe
verwenden: Sie sprechen z.B. von ihrem »Untersuchungsgebiet«, ihrer »Recherche« und ihren »Experimenten«. Wir gehen davon aus, dass die Verwendung dieser Begriffe nicht nur bildlich gemeint ist, sondern ein Verständnis von wissenschaftlicher Arbeit ausdrücken, das es zu befragen lohnt. Wir werden uns an diesem Tag mit diesen unterschiedlichen Perspektiven beschäftigen und die Praktiken in den Grenzbereichen untersuchen: Wann wird Forschung zu Kunst, wann werden KünstlerInnen zu ForscherInnen/Experimenden des Urbanen. Wir richten den Blick auf urbane Kunst, öffentliche Kunst oder »kontextuelle Kunst« (Ardenne, 2002). Im Mittelpunkt der methodologischen und epistemologischen Fragestellungen stehen zugleich die Modi der Gestaltung und Befragung der Stadt, die Zeitlichkeiten und die Verfahren der Visualisierung, die zu diesen Ansätzen gehören. Welche Haltungen und welche reflexiven Bezüge spielen eine Rolle? Welche Welt(en) und urbanen Prozesse werden auf diese Weise produziert? Inwiefern können sich, abgesehen von den fließenden Übergängen zu
- der von den »Kunstwelten« (Becker, 1982), beim Objekt, bzw. beim »Gemeingut«
Stadt künstlerische und wissenschaftliche Kreativität begegnen? Wie können produktive Kooperationen entstehen, die neues und mit/teilbares Wissen hervorbringen?
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Studientag: »Kreisläufe, Referenzen, Anleihen: welche visuelle(n) Kultur(en) finden sich in urbanen Untersuchungen?«, Ballif B, Cuny C. und Jarrigeon A. org., 19. März 2012, Institut d’urbanisme de Paris.
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3/ Der experimentelle Workshop »Fotografische und filmische Praktiken auf dem Prüfstand: ein Feldversuch« soll im Oktober 2014 in Hamburg stattfinden. Er bringt alle TeilnehmerInnen des Projekts zusammen. Ziel dieses Workshops ist es, die eigenen Praktiken der Bildproduktion und der Forschung zusammen zu bringen, und unterschiedliche Wege der Zusammenarbeit zwischen ForscherInnen und BildproduzentInnen in einem gemeinsamen Feld zu testen. Dabei geht der Abschlussworkshop in drei Schritte vor: Der erste halbe Tag steht der Erkundung der Stadt und Überlegungen zur konkreten Auswahl des Forschungsfeldes der TeilnehmerInnen zur Verfügung. Der folgende Tag gibt Gelegenheit, die fotografischen und filmischen Verfahren, die ausprobiert werden sollen, und die daran geknüpften Erwartungen vorzustellen. Fotoaufnahmen und Filmarbeiten können begonnen und am nächsten Tag fortgesetzt werden. Am letzten Tag werden diese Arbeiten vorgeführt und öffentlich zur Diskussion gestellt. Liste des participant(e)s / TeilnehmerInnenliste
Nom / Name Prénom / Vorname E-Mail
Ballif Florine florine.ballif@upec.fr Conord Sylvaine sylvaine.conord@u- paris10.fr Cuny Cécile cecile.cuny@univ- paris-est.fr Diekmann Stefanie stefanie.diekmann@u ni-hildesheim.de Färber Alexa alexa.faerber@hcu- hamburg.de Groueff Lucinda glucind@gmail.com Jarrigeon Anne anne.jarrigeon@univ-
SLIDE 11 11 paris-est.fr Kohler Martin martin.kohler@hcu- hamburg.de Launay Lydie launay.lydie@yahoo.fr Lussault Michel michel.lussault@unive rsite-lyon.fr Michau Nadine nadine.michau@univ- tours.fr Monnet Nadja nadjamonnet@wanad
Nez Héloïse heloise.nez@gmail.co m Pilz Madlen madlen.pilz@staff.hu- berlin.de Schöpfer Isabelle isabelle.schoepfer@un ifr.ch Seguin Laura laura.seguin@etu.univ
Soichet Hortense hortense.soichet@wan adoo.fr Wildner Kathrin wildner@euv-frankfurt-
Wischman Katharina katharinawischmann@ gmail.com
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Bibliographie / Literatur ARDENNE Paul, L’art contextuel, Editions du regard, 2002. BACHMANN-MEDICK, Doris, Cultural Turns : Neue Orientierungen in den Kulturwissenschaften, Hamburg, Rohwolt Verlag, 2006. BAQUE, Dominique, La photographie plasticienne, Paris, Les éditions du regard, 1998. BATESON Gregory, MEAD Margaret, The Balinese Character: a photographic analysis, New York, New York Academy of Science, 1942. BECKER Howard, Les Mondes de l'art, Paris, Flammarion, 1988 (1982). BELTING, Hans, Bilderfragen. Die Bildwissenschaften im Aufbruch, München, Wilhelm Fink Verlag, 2007. BIPPUS, Elke (dir.), Kunst des Forschens. Praxis eines ästhetischen Denkens. Zürich, 2009. BOEHM, Gottfried, « Die Wiederkehr der Bilder », in Boehm (dir.), Was ist ein Bild ?, München, Wilhelm Fink Verlag, 1994, pp. 11-38. BRUNS-BERENTELG, J., EISINGER, A., KOHLER, M., MENZL, M., HafenCity Hamburg: Neue öffentliche Begegnungsorte zwischen Metropole und Nachbarschaft, Springer Verlag, 2010. COLLIER Jr. John et Malcom COLLIER, Visual Anthropology: Photography as a Research Method, University of New Mexico Press, 1986 (1967). CONORD Sylvaine (dir.), « Usages et fonctions de la photographie », Ethnologie française, vol. 37, n° 1, 2007, pp. 11-22. CONORD Sylvaine, CUNY Cécile (dir.), « Photography as a research method in urban studies », Visual Ethnography, vol. 3, n° 1, 2014 (à paraître). CUNY Cécile, FÄRBER Alexa, HÄGELE Ulrich (dir). Wahlverwandtschaft: Zum Verhältnis von Fotografie und städtischem Wandel, Fotogeschichte, vol. 34, n° 130, 2014 (à paraître). CUNY Cécile, NEZ Héloïse (dir.), « La photographie et le film: antidotes à la dominations politique ? », Participations, vol. 3, n° 4, 2013 (à paraître).
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